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Ferme légère cherche fermiers légers

Si tu lis cette page c’est que l’idée de t’installer avec nous, pour quelques mois ou pour toujours, t’a chatouillé l’esprit. La littérature ci-après a pour but de te faire gagner du temps à toi, chercheur d’écolieu, et aussi à nous, chercheurs d’écolos. Elle apporte quelques précisions sur qui on est, ce qu’on croit, comment on fonctionne et où il y a de la place pour des projets à la ferme, en mettant les pieds dans le plat des sujets qui fâchent peut-être.

Sur la Ferme légère

La Ferme légère est située depuis 2015 sur une jolie petite colline du Béarn face aux Pyrénées. C’est un projet d’habitat collectif, écologique et rural qui vise l’autonomie et la résilience et au final, quitte à enfoncer des portes ouvertes, l’épanouissement, l’intensité, le bonheur et ces moments qui font la beauté de la vie.

La ferme est présentée sur notre site, nez en moins, voici quelques infos en plus :

  • Effectifs: après avoir été jusqu’à 10, nous sommes seulement 4 permanents depuis peu (sans compter les wwoofeurs, les copains, les visiteurs, la famille, peu nombreux en cette période virale). Donc c'est une nouvelle équipe qui est à constituer. Actuellement on pense qu’être 8 permanents autour de la table serait top. On a des chambres libres dans la maison, des coins du terrain qui se prêteraient à de l'habitat plus ou moins léger, des petites maisons à louer pas loin…
  • Nous avons un penchant très prononcé pour la collapsologie. Même si ce n’est pas la perspective de l’effondrement qui a motivé la création de Ferme Légère. Aujourd’hui nous pensons effondrement quand nous envisageons le long terme et cela a des répercussions concrètes sur l’évolution du projet. Nous pensons que la transition n’aura pas lieu, que notre grande voiture sociétale va bel et bien se taper le mur et du coup on essaye 1. de sauter par la fenêtre (d’inventer humblement quelque chose qui soit compatible avec nos anticipations) et 2. on prêche le freinage pour limiter la casse.

Pour 6 mois, 6 ans ou 6 vies : mode d’emploi

À la ferme, on ne cherche pas que des indéboulonnables et il y a plein de manières différente de nous rejoindre. Vous pouvez être :

  • résidents « de passage » pour quelques mois à la ferme, sans être encore fixés sur votre volonté de vous installer de manière permanente,

  • résidents permanents, à long terme à la ferme et invités à prendre des parts dans la SCI (structure propriétaire du lieu),
  • voisin développant votre propre projet plus ou moins relié avec la Ferme Légère.

Les décisions sont prises par les personnes concernées et au consentement (personne n’a d’objection argumentée). Tout le monde a le même pouvoir, pour autant, en pratique, les personnes qui ont plus d’engagement financier dans le projet (responsabilité légale et risque financier), qui sont là depuis plus longtemps ou qui ont plus de compétences sur le sujet discuté ont tendance à avoir plus d’influence sur les décisions.

Quelques règles

Édifiés de quelques années de recul, de comparaisons avec d’autres collectifs et de discussions parfois houleuses en réunion, nous attirons ton attention sur les points suivants:

  • Nous sommes un collectif plutôt organisé. Concrètement et jusqu’à rediscussion : on note les heures dédiés au collectif sur un tableau, on s’inscrit pour des tours de cuisine, on réserve les voitures partagées quand on en a besoin, on note les kilomètres, on a tous des agendas, on fait une à deux réunions par semaine.
  • Nous aimons faire la fête, boire un bon coup et rigoler mais la consommation quotidienne de drogues c’est pas trop notre truc.
  • Ferme légère est un projet d’autonomie ambitieux, ce qui se traduit par un rythme soutenu. Ici on préfère viser haut(tonomie) et se la donner.


La voie de l’intégration

À la ferme légère on les règles les règles les règles les règles les règles aime bien prendre notre temps pour ces choses là et refaire le point régulièrement pour savoir si le mariage convient toujours à tout le monde. Entre la première rencontre et une éventuelle prise de parts dans la SCI (si la propriété privée existe encore camarade) il se passera minimum 6 mois.

Intéressés par des mains vertes:

Le pan le plus complexe de notre autonomie est l’alimentation. Depuis quatre ans que la ferme existe, on fait encore pas mal les courses à l’extérieur pour se nourrir alors qu’on rêve de faire du vélo sans les roues. Le but n’est pas de tout produire sur la ferme parce que c’est illusoire et qu’on imagine l’autonomie alimentaire à l’échelle d’un territoire un poil plus vaste (voisins, commune, réseau de copains). Mais on aimerait ne plus du tout avoir à passer à la caisse pour les légumes, les oignons, les patates et acheter moins de légumineuses. Il y a donc besoin de mains au potager. Mais aussi de cerveaux. Voilà les enseignements que nous pouvons tirer de nos trois années de jardin :

  • Une activité agricole est envisageable mais elle reste un challenge : ressource en eau limitée mais forage prévu, sol argileux et anciennement compacté mais agradé depuis 3 ans, plus de 4000 m2 adaptés pour les cultures (pente ok, proximité de la maison, arrivée d'eau, bonne exposition). Possibilité pour du petit élevage.
  • La transmission des informations et des connaissances sur le jardin a souffert du renouvellement de référent(s) et du fait que les systèmes agricoles étaient peut-être trop ambitieux. Pour le moment la ferme à été un lieu d'expérimentation et d'apprentissage plus qu'un modèle de résilience alimentaire.

  • La stratégie serait donc de mettre en place un système agricole le plus simple et le plus transmissible possible pour que les changements de jardiniers ne pèsent pas trop sur les récoltes. Une réflexion est aussi à poursuivre sur la résilience alimentaire de la ferme (être plus autonome sur les semences, favoriser des cultures calorifiques, etc).
  • Envie aussi, de partager notre quotidien avec des enthousiastes, des musiciens, des poètes, des comiques, des curieux en tout genre, des gens qui ont aussi d’autres passions et centres d’intérêts que l’autonomie et les fermes. La diversité est aussi bénéfique chez les habitants que dans le jardin.

Points potentiellement compliqués

Les voitures partagées : à la ferme on est ferme sur ça. On ne veut pas avoir 36 voitures et elles sont partagées.

Les bambins : dans la maison on prend tous les repas ensemble, ce qui est déjà pas mal niveau promiscuité. On se dit qu’avec des tout petits (jusqu’à 5 ans ?) ça peut complexifier l'équation du vivre ensemble harmonieux. Un habitat en dehors du bâtiment principal serait plus adapté aux jeunes familles qui sont aussi bienvenues.

Les sous : Même si les coûts sont faibles (possible de vivre avec un demi SMIC par mois loyer, charges et alimentation compris), notre projet d’autonomie requiert des investissements et des dépenses donc des sous. Des gagne-pains peuvent être créés sur place (utilisation du four à pain, petites cultures spécifiques, activités artisanales, stages ou télétravail tant que les ordinateurs fonctionnent). La ferme ne se trouve pas non plus dans un bassin foisonnant d’emplois. Il faut donc être inventif.

Nos amies les bêtes : nous ne les mangeons pas ou peu, nous sommes « flexitariens ». Ayant des moutons pour maintenir le terrain ouvert, nous envisageons aussi nécessairement d’abattre et de manger un bélier de temps en temps. Concernant les animaux de compagnie, que nous ne mangeons pas encore, ils sont bienvenus à l’extérieur mais pas dans la maison, réservée aux humains.

Voilà pour nous!

Si tu es toujours avec nous et que tu es venu à bout de la charte sans hérisser les poils, contacte-nous donc. Profite de ce mail pour te présenter, nous sommes curieux. Tu peux nous parler de toi, d’où tu en es dans ta vie et ce que tu aimerais en faire… ça nous intéresse.

À bientôt ?

Les fermiers légers

annonce.txt · Dernière modification: 2020/05/05 08:12 de fl